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Une ville riche d’Histoire…

Occupé dès l’époque préhistorique, le site privilégié d’Avallon a été transformé aux âges des métaux en « éperon barré » dont l’enceinte était sans doute composée de fossés, de palissades, d’épieux, de buissons d’épines… A l’époque gauloise, l’occupation se poursuit puis se développe avec un « castrum » romain, proche de la via Agrippa dont la rue de Lyon suit sensiblement le tracé. (vestiges de ces périodes visibles au musée de l’Avallonnais). Après l’évangélisation de la Gaule par Saint Martin de Tours à la fin du IVe siècle, vient ensuite pour Avallon la période des invasions barbares (Sarrasins et Normands) qui causent d’importantes destructions. En 1005, le roi Robert Le Pieux, fils d’Hugues Capet, assiège la ville qui résiste trois mois. En représailles, il fait raser ses murailles. En 1031, son fils Henri 1er devient roi de France. Il donne, à son frère Robert, la Bourgogne dont fait partie Avallon. Durant le calme qui suivit, la ville relève ses fortifications. En 1248, Saint-Louis se rendant à Vézelay, s’arrête à Avallon. La guerre de Cent ans, qui commence en Bourgogne en 1350, apporte son lot de pillages et de destructions. En 1397, les pestes et les famines succèdent aux guerres. Au XVe siècle, 17 nouvelles tours sont bâties sur les fortifications. Pendant 40 ans, la ville est occupée successivement par la Bourgogne et le Royaume de France jusqu’à la réunification en 1477. Après une période de calme, surviennent les guerres de religion qui de 1560 à 1594, vont endeuiller la région. A la fin du XVIe siècle, Avallon érige quatre bastions sur ses fortifications. Le XVIIe voit le développement de la ville malgré plusieurs pestes qui ravagent la cité. Et en fin de siècle, les fortifications devenues inutiles sont abandonnées. La fin du XVIIIe siècle voit l’essor de la ville hors de ses anciens murs. Au XXe siècle, les deux guerres, si elles ont laissé des cicatrices, n’ont pas freiné l’expansion économique de la ville.

Faits importants

Napoléon 1er fait étape à Avallon. Le 16 mars 1815, à 16 heures, de retour de l’Ile d’Elbe, Napoléon 1er s’arrête à l’Hostellerie de la Poste, ancien relais de poste, reconverti aujourd’hui en hôtel quatre étoiles. La chambre où il a séjourné est restée intacte.

Au cours du XIXe siècle, Avallon va connaître deux grands progrès. L’arrivée de l’eau potable en ville, grâce à Eugène Belgrand et son ingénieux système de syphons. L’eau puisée dans les ruisseaux alentours est acheminée dans une réserve située à 7 m au-dessus du niveau de la ville, et distribuée jusqu’à des bornes fontaines intra-muros.

Et l’arrivée du chemin de fer en 1873 qui permet le développement du quartier de la gare, d’où jusqu’en 1970 étaient expédiés notamment vers la Turquie, les ciments de Vassy. Sur le quai de la gare, on peut admirer une marquise métallique qui date de 1910, une structure rare aujourd’hui.

Ils ont marqué Avallon de leur empreinte…

Brigand de grand chemin, Jacques d’Espailly, dit « Fortépice », prend la ville en 1433. Philippe le Bon, duc de Bourgogne, lui reprend et le brigand s’enfuit, abandonnant ses compagnons. Chaque année, lors du Carnavallon, il est brûlé en place publique.

Sébastien le Prestre, maréchal Vauban (1633-1707), est né à 20 km d’Avallon, à Saint-Léger-Vauban. Ingénieur militaire, commissaire général aux fortifications, il construit ou remanie plus de 300 places fortes, mais il est disgracié par Louis XIV pour son projet de dîme royale.

Un des plus grands orfèvres du XIXe siècle, Antoine Vechte (1800-1868), a fini ses jours à Avallon au 15 rue de la Maladière. La perfection de son travail, et la nouveauté de son style lui ont permis de côtoyer les plus grands. Ses œuvres, exposées dans les plus grands musées, ont atteint un prix tel que le Musée du Louvre ne peut en acquérir.

Son monument aux morts, inauguré à Avallon en 1921 est parmi les rares en France qui n’aient pas d’aspect guerrier. Pierre Vigoureux, sculpteur, né et enterré à Avallon (1884-1965), fut directeur de l’Ecole des Beaux Arts de Dijon, il a été récompensé dans de nombreux salons.

Jean Desprès (1889-1980) arrive à Avallon à l’âge de 3 ans. Dessinateur et orfèvre, il expose ses œuvres dès 1926. Son style art-déco révolutionne l’orfèvrerie à l’époque naissante de l’Art moderne. Une salle lui est consacrée au musée de l’Avallonnais.

Le « Picasso en sabots », peintre de l’art brut, ainsi été surnommé Gaston Chaissac (1910-1965), natif d’Avallon, cordonnier et autodidacte. Entre le Morvan, Paris et la Vendée, il se consacre à la peinture et à l’écriture. La bibliothèque du centre ville d’Avallon porte son nom.

Le nom d’Odebert est souvent cité à Avallon. Il apparaît dès 1433 avec François qui combat Fortépice. Le plus connu est Pierre, né à Avallon en 1574, premier président des Requêtes du Parlement de Bourgogne à Dijon en 1603. Il fonda de nombreux hôpitaux à Avallon et fit bâtir le couvent des Capucins et reconstruire le collège.

Anecdotes…

Hautecloque deviendra Leclerc à Avallon. En 1940, lors de l’arrivée des troupes allemandes, Philippe de Hautecloque, blessé, est amené à Avallon. Grâce à la complicité de la mère supérieure, il quitte l’hôpital sous le nom – qu’il conservera – de Leclerc.

On appelle souvent Avallon « la ville aux trois maréchaux ». Outre Vauban, deux autres sont nés dans l’Avallonnais. Claude de Beauvoir, maréchal de Chastellux, et Louis-Nicolas Davout, prince d’Eckmühl, compagnon de Napoléon. La salle du conseil municipal (salle des Maréchaux) est ornée de leur portrait.

Avallon ville du cinéma. Le vieil Avallon a servi de décor au film « Le Capitan ». On y voit Jean Marais sauter de la fenêtre du Grenier à Sel sur son cheval tenu par Bourvil. La ferme des nids, demeure d’Anna Judic, chanteuse lyrique du début du XXe siècle, dans la vallée du Cousin a elle accueilli le tournage de « Mon oncle Benjamin » avec Jacques Brel. La commission du film de Bourgogne a implanté ses bureaux dans le quartier du vieil Avallon.

…Et curiosités

La rue du Pas Français. Cette petite portion de la rue Maison Dieu était le passage obligé dans la ville frontière d’Avallon entre le Royaume de France et la Bourgogne.

La rue Masquée. Autrefois on ne pouvait apercevoir l’autre extrémité de la rue, masquée par les façades des maisons en encorbellement.